Ready for Tomorrow
Ready for Tomorrow met à l’honneur les initiatives pensées au plus fort de la crise pour parer les urgences du moment ou pour préparer le monde du travail de demain. Le projet fait la part belle aux actions humaines, quelles qu’elles soient, pourvu qu’elles témoignent de l’agilité et de l’intelligence collective de nos organisations. Car nous sommes tous les actrices et acteurs de l’entreprise de demain.
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de Ready for Tomorrow

Cathy Brouckaert
Directrice financière de la ville de Bruges 

Nous clôturons notre série Ready for Tomorrow par l’interview de Cathy Brouckaert, directrice financière de la ville de Bruges. Son expérience de la crise apporte une vision complémentaire à celles présentées par nos précédents interlocuteurs. À travers son témoignage, Cathy Brouckaert évoque entre autres choses la dimension morale de la fonction financière, entre arbitrages à poser et équilibres à trouver.

Si vous deviez donner trois points positifs qui résultent de la crise sanitaire actuelle, quels seraient-ils ?

Le bien-être et la sécurité du personnel ont été nos priorités dès le début de la crise sanitaire. Par conséquent, le télétravail a été très vite généralisé et est devenu la norme au sein de l’administration de la ville de Bruges. Nous avions déjà une tradition pour le télétravail, mais celui-ci s’est imposé comme une obligation en raison du confinement à domicile. La généralisation de la pratique a été vécue de manière très positive, car elle a permis à la plupart du personnel de gérer son emploi du temps avec plus de flexibilité et de faire l’économie des trajets bureau-domicile.

Le deuxième point positif de cette crise est l’efficacité de notre équipe IT. Elle a prouvé qu’une numérisation accélérée pout se dérouler sans aucun problème. Grâce à son appui, tout le monde a pu travailler à partir de son domicile en un temps record. Nous avons aussi été dotés de toutes sortes d’outils dont nous ignorions même parfois l’existence lorsque nous étions encore au bureau. 

Enfin, le dernier point positif de cette crise est l’engagement des employé.e.s. Tous les habitants de Bruges ont reçu des masques gratuitement. Notre personnel s’est lui-même chargé de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. Ce fut une expérience très positive du point de vue de l’engagement et du climat relationnel au sein de l’organisation. Cela est une bonne chose car on constate que quand l’atmosphère est positive et que l’engagement est au rendez-vous, le rendement est d’autant meilleur, ce dont la direction peut naturellement se réjouir. 

Quelle a été votre responsabilité la plus lourde au cours de cette crise ?

Les finances ont joué un rôle déterminant tout au long de cette crise, et ce n’est pas fini. D’un côté, nous devons veiller à la sécurité. De l’autre, énormément de secteurs et d’organisations souffrent des effets d’une crise dont nous n’entrevoyons pas encore le bout. En tant que directrice financière, il était de mon devoir de conseiller les décideurs politiques à un moment donné pour savoir comment nous pouvions gérer la crise au mieux. Quand nous avons reçu le soutien du gouvernement flamand d’une part et du gouvernement fédéral d’autre part, j’ai dû suggérer qui avait droit à quelle mesure. Nos propres moyens financiers ne suffisaient pas. Ces arbitrages ont été difficiles à prendre. 

Quelles sont selon vous les compétences clés auxquelles il faudra veiller lors des recrutements à venir ?

Il parait évident que l’une des compétences clés lors d’une crise comme celle-ci est la faculté d’adaptation. Voilà ce que nous attendons de nos collègues lors d’une période comparable à celle que nous vivons : ils doivent être très flexibles, motivé.e.s, mais aussi avoir suffisamment d’autodiscipline pour gérer le télétravail. Ils doivent savoir faire preuve d’un minimum de résistance, être capables de vivre avec le stress de la crise, ce qui n’est pas forcément évident. Une crise comme celle-ci apporte beaucoup de problèmes et de tâches que nous n’avons pas l’habitude de traiter. Nous devons être aptes à sortir un peu de notre zone de confort. Ce sont les raisons pour lesquelles nos attentes par rapport aux compétences de nos employé.e.s sont en train d’évoluer. Nous en tiendrons certainement compte lors de nos prochains recrutements.

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